Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé ce mardi 4 août 2026 à Kinshasa une réunion technique d'évaluation de la première phase du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Cette séance de travail a réuni l'ensemble des agences d'exécution — notamment le PNUD, le BCeCO et le CFEF — dans le but d'analyser sans complaisance l'état d'avancement des chantiers et d'accélérer la livraison effective des infrastructures attendues par les populations locales.
Les échanges ont principalement porté sur la cartographie des chantiers en cours, l'évaluation des travaux restant à exécuter ainsi que sur les besoins financiers réels liés à leur achèvement rapide.
État des lieux du portefeuille PNUD :
Selon les chiffres officiels présentés au Ministre des Finances, seuls **341 ouvrages ont été livrés sur les 764** placés sous la responsabilité du PNUD, soit un taux de réalisation mitigé de **44,6 %**. Le portefeuille du PNUD couvre 54 territoires répartis dans 9 provinces pour un montant estimé à 644 millions USD, sur un coût global du PDL-145T évalué à environ 1,66 milliard USD.
Répartition opérationnelle des infrastructures PNUD
Les données statistiques détaillées lors de la réunion technique dressent le tableau suivant :
| Statut du chantier | Nombre d'ouvrages | Niveau d'exécution / Observation |
|---|---|---|
| Ouvrages livrés | 341 | 44,6 % du total portefeuille PNUD |
| Infrastructures quasi achevées | 104 | Dernières étapes techniques avant réception |
| Chantiers relancés | 145 | Reprise après une période d'interruption |
| Chantiers ralentis | 141 | Niveau d'exécution inférieur à 70 % |
Ultimatum de l'Argentier national : 15 jours pour recadrer les calendriers
Face à ce constat, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a tapé du poing sur la table. L'Argentier national a exigé des agences d'exécution la transmission, sous **quinze jours**, d’un chronogramme détaillé des travaux et d’un calendrier prévisionnel des décaissements. Cette planification rigoureuse doit permettre au Trésor public d’anticiper les besoins financiers et de conditionner les décaissements au niveau réel d'avancement sur le terrain.
Exigence d'opérationnalité des ouvrages :
Plus de quatre ans après l’adoption du programme par le Conseil des Ministres (le 24 décembre 2021), le suivi-évaluation entre dans une phase intransigeante. Le contrôle ne se limitera pas au bâti : une école réceptionnée devra être immédiatement équipée et accueillir des élèves ; un centre de santé devra obligatoirement disposer de personnel soignant, de médicaments, d’eau potable et d’électricité.
En conclusion :
Le plan de relance attendu au Ministère des Finances devra clarifier sans ambiguïté les délais de livraison, les besoins budgétaires restants et la responsabilité de chaque intervenant, afin que le PDL-145T matérialise enfin sur le terrain la vision du Chef de l'État pour l'émergence rurale.
CKM
