Les 61ᵉˢ Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et les 52ᵉˢ Assemblées annuelles du Fonds africain de développement (FAD) qui se tiennent à Brazzaville se penchent sur la question essentielle de la mobilisation des capitaux en faveur de la transformation économique du continent africain.
Plus de 3 000 délégués de différents pays d’Afrique et institutions internationales sont présents dans la capitale de la République du Congo. La République Démocratique du Congo est bien représentée à ce forum de haut niveau par une délégation conduite par son Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
D’entrée de jeu, les Assemblées annuelles ont examiné le comportement des finances publiques des pays africains. Il s’avère que, de tous les pays de l’Afrique subsaharienne, les finances publiques de la RDC se sont particulièrement bien comportées, en dépit de la guerre qui lui est imposée à l'Est.
En effet, la RDC a été félicitée pour sa stabilisation macroéconomique, la maîtrise de l’inflation, la tenue du taux de change et la performance dans la mobilisation des recettes publiques. Ces résultats exceptionnels interviennent dans un contexte complexe où une partie du territoire national est occupée par l’agresseur rwandais. Pour l'ensemble de ces efforts, la RDC reçoit, à travers son Ministre des Finances, la reconnaissance d'une gestion résiliente en période de crise.
Pour l’Argentier national de la RDC, cette reconnaissance des partenaires internationaux sur la gestion orthodoxe des finances publiques est un mérite qui revient d’abord au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont le leadership insuffle la rigueur nécessaire. C’est sous son impulsion que les réformes portent aujourd'hui leurs fruits.
Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a rappelé que la participation active de la RDC à ce forum traduit la volonté ferme du gouvernement congolais de consolider ses échanges avec les institutions financières africaines autour des enjeux liés au financement du développement, à l’accès à l’énergie ainsi qu’à la stabilité économique globale.
Bilan des assises : En fin de compte, des projets structurants pour le développement du continent ont été adoptés au cours de ces sessions. Le Groupe de la Banque africaine de développement s’est notamment accordé sur une enveloppe globale de trois milliards de dollars américains en faveur de financements stratégiques en Afrique.
Depuis Brazzaville, Betu Kumeso
