On pouvait s'accompagner et s'attendre à tout, sauf au traitement indigne des personnes qui prennent quotidiennement le risque d'affronter le dangereux virus Ebola pour sauver des vies humaines. C'est malheureusement le triste constat dressé au sein des différents sites de traitement des malades d'Ebola implantés à Bunia, le chef-lieu de la province de l'Ituri.
Sur place, les agents de première ligne de la riposte sanitaire se plaignent d'un manque criant de matériel de protection et de soins, tout en dénonçant avec vigueur le non-paiement de leurs primes de prestation, accumulées depuis le début de la résurgence de l'épidémie jusqu'au moment où nous écrivons ces lignes.
Cette situation extrêmement précaire fragilise de plein fouet l'efficacité de la réponse médicale sur le terrain, au détriment de la sécurité sanitaire collective.
Le député Gratien Iracan monte au créneau
Face à cette situation jugée intolérable, le député national Gratien Iracan de Saint-Nicolas est vigoureusement monté au créneau. L'élu de Bunia dénonce une faille administrative et financière grave au cœur de la riposte et met solennellement en garde le Gouvernement de la République.
Il exige de l'exécutif national qu'il réponde sans aucun délai aux désidératas légitimes de ces professionnels de la santé, hommes et femmes, qui continuent de se sacrifier au péril de leur propre vie pour éradiquer une épidémie meurtrière qui aura déjà causé, à ce jour, plus de 500 décès dans la région.
Une interpellation officielle en vue :
Afin de formaliser ses réclamations et d'obtenir des clarifications urgentes, le parlementaire a promis d'adresser sous peu une lettre officielle de dénonciation et d'interpellation aux plus hautes autorités sanitaires du pays, exigeant un audit sur l'affectation des fonds alloués à cette crise sanitaire en Ituri.
Betu Kumeso
